• 1 - MARILYN...Histoire de son enfance...(années 20-30)

    JUIN 1926

    Norma Jeane Mortenson naquit le mardi 1er juin au Los Angeles General Hospital.:

    Ce fut le docteur Herman M.Beerman qui la mit au monde.

    Sur son certificat de naissance ( , ; ), elle fut identifiée comme étant la fille de Gladys Monroe (divorcée de son  premier mari, Jasper Baker (  ), elle avait repris son nom de jeune fille), domiciliée au 5454 Wilshire Boulevard à Hollywood, et d'Edward Mortenson, boulanger et de domicile inconnu.

     

    Selon les versions, il existerait d'autres pères potentiels, des collègues de Gladys à la Consolidated Film Industries 

    (  ), où elle travaillait en tant que monteuse de négatifs de films pour l’industrie du cinéma.

    Mais l'hypothèse la plus communément admise, veut que le père le plus probable de Norma Jeane, ait été Stanley Gifford, contremaître à la Consolidated Film Industries. Celui-ci, ayant divorcé de sa femme en 1925, était connu pour cumuler les aventures extra-conjuguales.

    Gladys ne parla jamais, ni en privé, ni en public, de Gifford et ne lui demanda aucun soutien, qu'il soit financier ou affectif lors de la naissance de la petite Norma Jeane. Gifford quant à lui, malgré le fait qu'il soit le père supposé, ne contribua pas au séjour de Gladys à l'hôpital et ne reconnut jamais Norma Jeane comme étant sa fille.

     

    Ce furent les collègues de travail de Gladys qui organisèrent une collecte de fonds pour l'aider à payer son séjour à l'hôpital; elles récoltèrent la somme de 140$.

     

    Gladys, séparée de son mari Edward Mortenson mais pas encore divorcée, ne savait peut-être pas elle-même l'identité du père de sa fille.

    Dans la demande de divorce d'avec Gladys que Martin Mortenson fit en 1928, il n'était pas reconnu comme le père de l'enfant de Gladys.

    Elle faisait partie de ce qu'on l'appelait à l'époque les « good time girls », des femmes aux mœurs dites légères.

    Gladys ne connaissait personne qui pouvait garder Norma Jeane et ne gagnant pas assez d'argent, elle ne pouvait abandonner son travail à la Consolidated Film.

    Sa vie ne s'accordait pas aux exigences d'un bébé et Gladys était totalement terrifiée par la responsabilité que lui incombait l'éducation de son enfant.

    Déçue par sa vie, par ses mariages, par la vie de sa propre mère, séparée de ses premiers enfants, Berniece (née en 1919) et Robert (né en 1917), enlevés par leur père Jasper Baker en 1923, Gladys se découvrait incapable de véritable affection maternelle.

    Il devint donc évident qu'elle devait placer sa fille dans une famille solide et aimante.

     

    Ce fut Della Mae Monroe, la mère de Gladys, de retour de ses aventures exotiques (elle avait suivi son mari Charles Grainger qui était en mission à Bornéo) qui, deux semaines après la  naissance de Norma Jeane, incita Gladys à placer sa petite-fille dans une famille sérieuse et dévote, les Bolender.

    Della Monroe était la voisine des Bolender, qui habitaient au 459 East Rhode Island à Hawthorn, une banlieue ouvrière de Los Angeles.

     

    Semaine du 13 au 19 juin

    Gladys plaça Norma Jeane en nourrice chez Albert et Ida Bolender (  ). Comme de nombreuses familles à cette époque, les Bolender arrondissaient leurs fins de mois en s'occupant d'enfants. Pour cette responsabilité, ils recevaient la somme de 25$ par mois, soit de la part des parents naturels, soit de la part de l'Etat de Californie.

    Les Bolender avaient un fils, Lester, âgé de deux mois de plus que Norma Jeane et qu'ils avaient officiellement adopté.

    Ils étaient assez pauvres : Albert était  facteur et Ida s'occupait de l'éducation de son fils et des enfants qu'elle avait en charge, de ses tâches de maîtresse de maison  et de sa paroisse protestante.

    Ils étaient en effet membres de l'Eglise pentecôtiste unie, une branche de la Mission évangélique de la foi apostolique de Los Angeles, à laquelle appartenait également Della Monroe.

     

    Gladys rendait régulièrement visite à sa fille le week-end et s'occupait d'elle:.

    Norma Jeane vivra sept années chez les Bolender, dans le quatre pièces de leur modeste bungalow.

     

    DECEMBRE

    Le lundi 6 décembre, Ida Bolender et Della Monroe () firent baptiser Norma Jeane au temple de sœur Aimée Semple MacPherson ( ), une évangéliste pentecôtiste, à la Four Square Gospel Church, au 4503 West Broadway à Hawthorn:.

      

     

    1928

     

     On sait peu de choses sur cette année là particulièrement.

     

    Norma Jeane était toujours en nourrice chez les Bolender (, ;  ).

     

     

     

    Durant l’été Gladys Baker emmena sa fille sur la plage de Santa Monica, avec son frère Marion Monroe, son épouse Olyve et leur fillette Ida May :

     

     

     

      

    1930

     

     Les années passées chez les Bolender furent des années de grande sécurité pour Norma Jeane.

     

    Elle fut bien traitée et ne manqua jamais de rien, malgré les maigres ressources de cette famille adoptive. Il y avait même un vieux piano droit (Norma Jeane prendra des cours de piano quelques années plus tard sur ce piano), qui servait à accompagner les psaumes qu'Ida et ses amies de la communauté religieuse, venaient chanter à la maison. Il y avait également des jouets, des livres et une petite chambre où Gladys dormait lorsqu'elle venait passer le week-end avec elle.

     

     

     

    Quand elle venait voir sa fille, Gladys l'emmenait se promener ou pique-niquer. Elles prenaient le trolley de la Pacific Electric jusqu'à Sunset Beach

     

    Elles faisaient de longues promenades, allant à Torrance visiter les verreries,  à Redondo, Manhattan ou Hermosa et s'arrêtaient prendre une glace.

     

    Un des plus anciens souvenirs de Norma Jeane fut la St Mark's Plaza à Venice, un endroit où les touristes et les habitants de la ville faisaient leurs courses, créant ainsi une foule multicolore. Elle adorait aussi regarder les mimes, les jongleurs et les cracheurs de feu.

     

    Quelquefois, elles prenaient le train miniature et s'arrêtaient à Windward; là, Gladys montrait à sa fille les endroits où les stars de cinéma comme Douglas Fairbanks, Mary Pickford ou Harold Lloyd passaient leurs week-ends.

     

     

     

    Mais ces heureux moments se firent de plus en plus rares, Gladys venant à Hawthorn de moins en moins souvent.

     

    Néanmoins, la fillette ne manquait de rien et était toujours bien habillée, car Gladys continuait de payer la pension.

     

    Visiteuse occasionnelle, elle devint une ombre fugace dans la vie de Norma Jeane. Alors que les autres enfants savaient précisément qui était leur père ou leur mère, Norma Jeane était en pleine confusion. Ida Bolender lui avait expliqué qu'elle n'était pas sa mère qu'elle devait l'appeler tante Ida. Voulant certainement bien faire, Ida Bolender n'avait peut-être pas l'art et la manière pour donner des explications rassurantes à une petite fille désorientée par les allées et venues de la femme dont on lui avait dit qu'elle était sa mère.

     

    Les quelques visites de Gladys étaient pour Norma Jeane des moments de récréation, mais les véritables acteurs de sa vie étaient les Bolender.

     

    Ils n'avaient aucun penchant pour la distraction et le plaisir, mais plutôt pour la morale, la religion et le devoir de piété.

     

    Leur église était le pilier de leur vie et bien sûr, devenait celui des enfants qu'ils avaient en garde. Ceux-ci allaient le dimanche au service et apprenaient à prier lors d'instruction qui leur était donnée un après-midi et un soir par semaine.

     

    Comme beaucoup de gens débordant de bonnes intentions mais limités par une étroitesse d'esprit, les fidèles de l'Eglise unifiée de la Pentecôte, associaient la religion à une adhésion sans faille à un code strict de bonne conduite.

     

    Malgré leur affection pour les enfants dont ils avaient la responsabilité, les choses devaient êtres claires et cadrées.

     

     

    1930

    Dans ces années là (1920-1930) de nombreuses sectes évangéliques se mirent à proliférer.

     

    Les Bolender étaient fascinés par une évangéliste charismatique nommée Aimee Semple McPherson (qui avait baptisée Norma Jeane en 1926) et ne manquaient aucun de ses sermons.

     

    Danser, fumer, jouer aux cartes était considéré comme appartenant au mal, alors que la propreté, l'ordre et la discipline étaient considérés comme des preuves de vertu. L'imagination, l'impertinence et les mauvaises manières étaient des péchés. Les règles de la maisonnée (les heures des repas à heures fixes et les corvées ménagères) devaient être suivies à la lettre, afin de recevoir l'approbation d'Ida.

     

     

    Cette vie contrastait avec la vie de Gladys et la philosophie des Bolender avait tout pour égarer Norma Jeane dans la construction de ses repères.

     

    Les photos de cette époque montrent une petite fille très souriante ( ,   ). Mais, pensant que les compliments tenaient du péché et que la beauté pouvait s'avérer dangereuse, les Bolender ne lui disait pas qu'elle était une jolie petite fille.

     

     

    Cette année là, Norma Jeane était toujours scolarisée à la Hawthorn Community Sunday School.

     

    Son meilleur ami était un chien bâtard, nommé Tippy, qu'elle avait trouvé et ramené à la maison. Dans la mesure où elle s'en occupait, les Bolender acceptèrent qu'elle garde le petit chien (, ).

     

     

    1931

     

    La vie se poursuivait tranquillement chez les Bolender.

     

    Le samedi 1 septembre, Norma Jeane fit sa première rentrée scolaire au Ballona Elementary and Kindergarten (équivalent de la maternelle) (, ). 

    Elle allait à l’école avec Lester Bolender 

    (,;,).

    Elle y fera son année scolaire jusqu'en juin 1932.


     

     

     

      

      

    SOURCES : http://www.cursumperficio.net/1926.html

      

      

     

    « Le dernier jour où.....2 - MARILYN.. Histoire de son enfance.. (années 1932 - 1935 ) »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter