•  

     

     

     

    1932_TO_1937_CLASSMATES_AT_SELMA_OR_VINESTREETSCHOOL 

     

     

    1937

     

    En ce début d’année, n'ayant pas eu de visites de Grace McKee à l'orphelinat durant le mois de décembre, l’humeur de Norma Jeane s’assombrit.

    Dans son dossier était noté (daté du 20 février 1937) : « Elle semble parfois anxieuse et éteinte…et qu’alors, elle se met à bégayer. Norma Jean (sic) est aussi sujette aux quintes de toux et de fréquents rhumes…si elle n’est pas traitée avec beaucoup de patience et rassurée en permanence, elle se laisse gagner par la panique. Je conseillerais pour elle une famille solide et bonne ».

     

     

    1932_TO_1937_CLASSMATES_AT_SELMA_OR_VINESTREETSCHOOL1 

      

      

    L’état dépressif de la fillette et ses rêveries éveillées sont faciles à comprendre. L’orphelinat prenait bien soin de ses jeunes hôtes mais à la manière un peu étouffante qui est celle des institutions légales. Il y régnait une atmosphère d’affection dépersonnalisée qui interdisait l’éclosion de sentiments particuliers entre les enfants et les surveillants.

    Ces règles avaient pour résultat de produire, chez ces enfants, par ailleurs habitués à vivre à plusieurs, une paradoxale indifférence au bien-être d’autrui. Chaque enfant n’était qu’un parmi des douzaines d’autres et, parce que le personnel s’efforçait d’éviter le favoritisme, ils subissaient une sorte de néant émotionnel.

    Malgré toute la bonne volonté des surveillants, les orphelinats ne sont pas des endroits de bonheur. Tous acceptent implicitement le caractère artificiel de la « famille » qu’ils forment et les enfants se rendent vite compte que quelque chose manque à leur vie.

     

      

      

      

      

    JUIN :

    Grace, fidèle à sa promesse, revint chercher Norma Jeane.

    Les derniers papiers  nécessaires à la tutelle de la petite avaient été remplis le 26 février 1936 et l’accord définitif avait été délivré au printemps 1937.

     

    Le lundi 7 juin : Norma Jeane quitta enfin l’orphelinat et habita chez les Goddard, 6707

     

      

    Odessa Avenue, à Van Nuys:

     

     

    Ce jour là, elle apprit à la radio la mort de Jean Harlow.

    Le séjour de Norma Jeane chez les Goddard sera court, car elle vécut un événement déplaisant et traumatisant.

    Un soir, Doc Goddard était ivre, et il brutalisa la fillette ; elle réussit à se dégager et à s’enfuir, tremblante et en larmes.

    Norma Jeane se plaignit à « tante » Grace qui se rendit compte que les avances  de son ivrogne de mari annonçaient des troubles plus graves.

     

    NOVEMBRE :

    Grace plaça alors Norma Jeane chez Ida Martin, à Lankerschim, San Fernando Valley (actuellement zone située entre l'aéroport de Burbank et les Studios Universal).

    Ida Martin, divorcée, était la mère d’Olyve Brunnings, qui avait épousé Marion Monroe, le frère de Gladys.

    A cette époque, Ida Martin s’occupait aussi de ses petits-enfants, pendant que sa fille, Olyve, travaillait comme ouvrière auprès de fermiers itinérants. Marion avait disparu un beau jour de novembre 1929, et n’avait jamais réapparu.

    Il sera officiellement déclaré mort en 1939. Durant cette période, ne pouvant recevoir aucune aide de la part de l’Etat, Olyve travaillait dur pour nourrir ses trois enfants.

    Quand elle arriva, Norma Jeane, âgée de onze ans, vit pour la première fois ses cousins : Olive avait huit ans, Ida Mae avait dix ans et Jack avait douze ans.

    Une nouvelle fois, elle se retrouvait dans une famille sans parents, avec des enfants qui tentaient de restructurer une vie bouleversée par la disparition de leur père.

    Exactement comme dans la vie de Della, de Gladys et de Grace, planait l’image d’hommes à la fois capricieux et nécessaires, volages, peu dignes de confiance, insaisissables, imprévisibles et pourtant indispensables.

    Une nouvelle mère avait aussi fait son apparition ; une mère de substitution à laquelle Norma Jeane devait plaire.

    Ida Martin était une mère nourricière attentive mais elle ne pouvait apporter aucune réponse aux questions de Norma Jeane : où était l’oncle Marion ? Pourquoi Olyve était-elle si loin de sa famille ?

     

    Norma Jeane y resta jusqu’en août 1938.

     

     

     

    Elle fut scolarisée à la Lankerschim School () (6th grade), où elle remporta cette année là, deux médailles d’or au saut et à la course.

    Gladys était toujours hospitalisée au Norwalk State Hospital.

     

     

    1932_TO_1937_CLASSMATES_AT_SELMA_OR_VINESTREETSCHOOL1

     

     

     

    1937 Norma Jeane et des amies

    Norma Jeane et des copines, vers 1937 avec un gâteau d'anniversaire

     

     

     

     

    1937_NJ_with_friends_01_1

     

     

     

     

    Sources

     

    http://www.cursumperficio.net/1937.html 

     

     

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique