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    Avant l'aube du dimanche 5 août 1962, un vent chaud venu du désert mojave balayait le bassin de Los Angeles, agitant les hauts eucalyptus qui protégeaient comme un rideau la maison de Marilyn Monroe, à Brentwood.

    On entendait tinter doucement dans l'obscurité les vieux carillons que lui avait offerts le poète Carl Sandburg. D'autres sons, plus étranges, furent portés par le vent au cours de la nuit: des cris, une vitre qu'on brise. Les voisins ont parlé d'une femme hystérique qui aurait crié:

      

    « Assassins ! Espèce d'assassins ! Vous êtes contents, maintenant qu'elle est morte ?» A minuit, le sergent Jack Clemmons prit son poste au commissariat de police de West Los Angeles, Purdue Street.

      

    Les premières heures de ce dimanche, la garde du sergent Jack Clemmons fut très calme. Jusqu'à cet appel, peu avant l'aube.

      

    Son interlocuteur se présenta: Dr Hyman Engelberg. Et il dit: «Marilyn Monroe est morte. Elle s'est suicidée.» 

    Croyant à une plaisanterie, Clemmons demanda: «Qui avez-vous dit que vous étiez? - Je suis le Dr Hyman Engelberg, le médecin de Marilyn Monroe. Je me trouve chez elle. Elle vient de se suicider. - Donnez-moi l'adresse, j'arrive.» Il regarda sa montre et nota dans le registre qu'il était 4 h 25 du matin. 

      

    Au 12305 5th Helena Drive, le sergent Clemmons entendit un chien aboyer. Il frappa à la porte. Il entendit dans la maison des pas et des conversations murmurées. Il frappa de nouveau. Il se passa une bonne minute avant qu'on allume la lampe du porche et qu'une femme entre deux âges lui ouvre.

    Elle dit qu'elle était Eunice Murray, la gouvernante. Elle conduisit le sergent Clemmons dans une chambre où gisait le corps, en travers du lit. On avait rabattu un drap sur la tête, ne laissant visible qu'une mèche de cheveux blond platine.

      

    Un homme à l'air distingué était assis, abattu, près du lit, la tête baissée, le menton dans les mains, le Dr Hyman Engelberg. Un autre homme, debout près de la table de nuit, se présenta comme le Dr Ralph Greenson, le psychiatre de Marilyn Monroe. 

    «Elle s'est suicidée», dit le Dr Greenson. Puis, montrant la table de nuit jonchée de boîtes de comprimés, il désigna un flacon vide de Nembutal et ajouta: «Elle en a pris tout le contenu.» 

    Clemmons se souvient: «Elle était à plat ventre dans ce que j'appelle "la position du soldat": la tête dans un oreiller, les bras le long du corps, le bras droit légèrement plié, les jambes allongées toutes droites.» Il avait vu bon nombre de suicides et, contrairement à l'idée reçue selon laquelle une surdose de somnifères est une manière facile et indolore de mourir, les victimes souffrent habituellement de convulsions accompagnées de vomissements et meurent dans une posture très tourmentée.

      

    «A-t-on bougé le corps  ? demanda Clemmons.

    - Non, répondirent les médecins.

    - Avez-vous tenté de la ranimer ? demanda le sergent Clemmons.

    - Non, nous sommes arrivés trop tard, répondit le Dr Greenson.

    - Savez-vous à quelle heure elle a pris les comprimés?

    - Non.» 

    Clemmons avait l'habitude que les médecins l'informent spontanément.

    Mais il s'agissait de la mort d'une star du cinéma.

      

    Quand le sergent se retourna pour parler à Mrs Murray, il se rendit compte que la gouvernante avait quitté la pièce.

      

    Il la retrouva dans la buanderie, où machine à laver et séchoir étaient en marche.

      

    Elle pliait du linge sur le plan de travail et elle lui sembla agitée. I

      

    l sembla curieux au sergent Clemmons que la gouvernante s'inquiète de la lessive en pleine nuit, alors que sa patronne gisait morte dans sa chambre.

    Il demanda: «Quand avez-vous découvert que Miss Monroe avait un problème?
     

    - Peu après minuit, répondit Mrs Murray.

    J'étais allée me coucher vers 22 heures.

    J'ai remarqué la lumière sous la porte de Marilyn.

    Je me suis dit qu'elle dormait ou qu'elle parlait avec quelqu'un au téléphone.

    Alors je suis allée me coucher.

    Je me suis réveillée à minuit parce que je devais aller aux toilettes.

    La lumière filtrait toujours sous la porte de Marilyn.

    Alors je me suis inquiétée.

    J'ai essayé d'ouvrir la porte, mais elle était fermée à clef de l'intérieur.

    J'ai frappé, mais Marilyn n'a pas répondu.

    Alors j'ai appelé son psychiatre, le Dr Greenson, qui n'habite pas très loin.

    Quand il est arrivé, vers minuit et demi, elle ne lui a pas répondu non plus.

    Alors il est sorti et il a regardé par la fenêtre de la chambre.

    Il a vu Marilyn couchée, immobile, sur le lit, et il lui a trouvé une mine bizarre.

    Il m'a dit: "Nous l'avons perdue", et puis il a appelé le Dr Engelberg.» 

      

      

     

    Le corps de Marilyn avait été découvert à minuit et demi, et la police n'avait été appelée qu'à 4 h 25. Le sergent Clemmons demanda aux médecins pourquoi il leur avait fallu près de quatre heures pour appeler la police.

    Le Dr Greenson répondit: «Il nous a fallu obtenir l'autorisation du service de publicité du studio.

    - Le service de publicité?

    - Oui, le service de publicité de la Twentieth Century Fox. Miss Monroe y tournait un film [Something's Got to Give].

    - Qu'avez-vous fait pendant ces heures?

    - Nous avons bavardé», marmonna le Dr Engelberg. 

    Clemmons interrogea les médecins sur les circonstances qui avaient présidé à la découverte du corps.

    Le Dr Greenson raconta l'histoire presque dans les mêmes termes que Mrs Murray. On l'avait appelé peu après minuit et il était arrivé vers minuit et demi.

    Il avait dû casser une fenêtre avec le tisonnier pour accéder à la chambre, où il avait trouvé Marilyn sur le lit.

    Il indiqua que sa main tenait fermement le téléphone, quand il l'avait trouvée, et qu'il le lui avait alors presque immédiatement pris.

    Il ajouta qu'elle avait dû essayer d'appeler à l'aide.

    Le sergent Clemmons trouva curieuse cette hypothèse du Dr Greenson, sachant que Mrs Murray était dans la maison, la porte de sa chambre à trois mètres de celle de Marilyn.

    Tandis qu'il rentrait au quartier général de la police de West Los Angeles, des idées lancinantes occupaient l'esprit du sergent Clemmons: il était certain que le corps avait été déplacé, et il se demandait de quoi les médecins avaient bien pu parler pendant quatre heures, avant d'appeler la police. Pourquoi n'avait-il pas trouvé de verre dans la pièce fermée à clef ?  

    [...] 

    Si la plupart des entreprises ferment, le dimanche, à la morgue du comté de Los Angeles c'est en général le jour le plus actif.

    C'est le plus souvent le samedi soir que les gens meurent dans des circonstances curieuses.

    En 1962, le bureau du coroner du comté et la morgue étaient situés dans le sous-sol du palais de justice, dans le centre-ville. 

    Le Dr Thomas Noguchi, récemment nommé médecin légiste adjoint, arriva à 6 h 30 le dimanche matin. Le coroner Curphey avait appelé le bureau avant son arrivée et laissé un message:

    «Le Dr Curphey veut que le Dr Noguchi procède à l'autopsie de Marilyn Monroe.» Noguchi ignorait que la star était morte et il pensa que la personne à autopsier portait le même nom qu'elle. Quand il apprit qu'il s'agissait effectivement de la célèbre Marilyn Monroe, il trouva curieux que le coroner Curphey l'ait choisi comme légiste.

    «On aurait dû confier une autopsie de cette importance à un médecin plus confirmé, déclara Noguchi. Et pourtant le Dr Curphey avait bien spécifié que le travail me revenait.»  

    Le Dr Noguchi vérifia la liste des corps arrivés à la morgue dans la nuit de samedi à dimanche et fut surpris de ne pas trouver de Marilyn Monroe sur la liste. Il interrogea l'assistant du coroner, Lionel Grandison.

    Celui-ci devait vérifier les décès survenus dans le comté de Los Angeles et s'assurer que tous ceux qui s'étaient produits dans des circonstances peu claires, ou hors de la présence d'un médecin, étaient déférés au bureau du coroner. Grandison ne tarda pas à découvrir une première irrégularité.  

    «Quand les gens meurent de cause naturelle à l'hôpital, leur corps y est généralement conservé jusqu'à ce que les dispositions soient prises pour leur transport en vue des funérailles, explique Grandison.

    Mais, quand la mort en question peut être un suicide ou un meurtre, quand il s'agit d'un accident ou quand les causes sont tout simplement inconnues, la loi dit que le corps doit être transporté à la morgue du comté, pour que le bureau du coroner tire les conclusions adéquates.»

    Grandison entreprit une recherche et trouva le corps de Marilyn Monroe aux pompes funèbres de Westwood Village. «Pour que cela ait été possible, poursuit Grandison, il a fallu que quelqu'un téléphone à l'entreprise de pompes funèbres et demande spécifiquement qu'on vienne chercher le corps.»

    Il fut d'autant plus choqué de découvrir que les responsables des pompes funèbres de Westwood Village préparaient déjà le corps pour l'embaumement, si bien qu'ils étaient très réticents à l'idée de l'envoyer au coroner.

    C'était une situation sans précédent, et son enquête ultérieure amena Grandison à interroger le personnel des pompes funèbres de Westwood Village, mais il ne réussit pas à découvrir qui avait demandé par téléphone que le corps soit transporté dans leurs locaux.  

    Peu après 9 heures du matin, Grandison fit prendre le corps aux pompes funèbres et le fit placer dans le casier n° 33 de la morgue du comté de Los Angeles, au palais de justice. Marilyn Monroe devint le cas n° 81128 dans les dossiers du coroner. Marilyn Monroe fut ainsi la première des stars à figurer dans la distribution morbide du film de la vie professionnelle du Dr Noguchi.

    Devaient suivre Sharon Tate, Janis Joplin, William Holden, Natalie Wood et John Belushi. En 1968, il fit aussi l'autopsie de Robert Kennedy.

    Le Docteur Noguchi publia alors un livre sur sa fréquentation des cadavres célèbres et conquit le sinistre titre de «coroner des stars».

    Après la publication de son livre, en 1984, il fut démis de ses fonctions de directeur par l'administration de la ville à cause d'une prétendue mauvaise gestion de son bureau et de la publicité tapageuse faite autour de son métier de médecin légiste.  

    Peu avant le début de l'autopsie, John Miner, avocat général adjoint, spécialiste de droit médical et psychiatrique, se joignit au Dr Noguchi. John Miner était professeur adjoint à l'école de médecine de l'université de Californie du Sud et, de même que le Dr Ralph Greenson, chargé de cours à l'Institut de psychanalyse de Los Angeles.  

    Le coroner du comté de Los Angeles, le Dr Theodore Curphey, assistait, lui aussi, à l'autopsie de Marilyn Monroe. Bien que sa présence n'eût jamais été révélée par le bureau du coroner, Lionel Grandison a récemment déclaré:

    «Je me souviens du jour de cette autopsie, et je peux affirmer que le Dr Curphey était là... Je sais qu'il a personnellement supervisé tout ce qui s'est passé.»  

    La révélation de Grandison explique peut-être pourquoi on avait assigné un tout nouveau médecin légiste au cas n° 81128.

    «La présence du coroner Curphey à une autopsie était sans précédent, affirme Grandison. Il a supervisé toute la procédure et orchestré le rapport final. Il lui aurait été difficile de le faire avec le légiste en chef, qui aurait normalement dû se voir confier cette tâche.»

    A propos de la manière dont le coroner Curphey dirigea l'autopsie, Noguchi a déclaré: «Tout jeune membre de l'équipe, je n'ai pas eu le sentiment que je pouvais m'opposer au patron sur la procédure.»

    Le Dr Noguchi et John Miner avaient lu les rapports de police indiquant que Marilyn Monroe était morte dans une pièce fermée de l'intérieur et que ses médecins pensaient qu'elle avait succombé à l'ingestion d'une trop forte dose de barbituriques. Ils avaient aussi analysé les flacons de comprimés pris dans la chambre.

    Le Dr Engelberg avait déclaré à la police que, le vendredi 3 août, il avait renouvelé l'ordonnance de Marilyn Monroe pour 50 comprimés de Nembutal.

    Le registre de la pharmacie San Vicente indiquait que l'ordonnance avait été exécutée la veille de la mort. [Mais ne mentionnait que 25 comprimés.]  

     

    Le Dr Noguchi déclare que, bien qu'on n'eût découvert aucune seringue dans la pièce fermée, l'autopsie commença par une recherche de points de perforation qui auraient indiqué que des substances avaient été administrées par injection.

    Le rapport d'autopsie indique clairement:

    «Pas de traces d'aiguille.»

    Dans le dossier, il est bien dit que le Dr Engelberg avait fait à Marilyn une piqûre le 3 août - la veille de sa mort - vers 16 heures.

    Et, comme elle mourut vers 22 h 30 le lendemain, on observe que trente heures s'étaient écoulées.

    Le Dr Noguchi, dans son livre, Coroner, explique combien il est difficile de découvrir des traces de piqûres récentes.

    Il cite le cas de John Belushi. Après avoir examiné le corps de ce dernier, la police avait éliminé l'injection d'une substance toxique comme cause de la mort parce que le personnel du coroner n'avait pas réussi à découvrir de traces de piqûre.

    Le chef de la division de médecine légale, le Dr Ronald Kornblum, examina le corps de Belushi et fut incapable, lui aussi, de découvrir une trace de pénétration d'aiguille - pas plus que le Dr Noguchi. Mais celui-ci, soupçonneux depuis qu'on avait retrouvé de la poudre de cocaïne sur le lieu du décès, persista:

    «J'ai pris le bras droit de Belushi dans mes deux mains, et je l'ai pressé, raconte le docteur... Soudain, une gouttelette de sang est apparue au creux du coude, mais le fait que les piqûres récentes aient été si difficiles à découvrir m'inquiéta...

    On avait utilisé une aiguille stérile et seules des gouttelettes de sang le révélaient.»  

    Autre sujet d'inquiétude lors de l'examen externe du corps: la lividité cadavérique.

    Elle est causée par l'effusion hors des vaisseaux du sang qui s'accumule dans les parties les plus basses du corps dans les heures qui suivent la mort.

    Il y produit des taches qui vont du gris bleuâtre au violacé.  

    Dans son rapport, le médecin mentionne deux zones de lividité: le visage, le cou, les bras, la poitrine et l'abdomen, d'une part, et «une légère lividité qui disparaît à la pression sur la face postérieure des bras et des jambes», d'autre part.

    Cette double lividité présente une grande importance légale.

    Les zones de lividité secondaires se forment quand on bouge un corps pendant que s'installe la lividité cadavérique, processus qui dure généralement quatre heures après le moment de la mort.

    Par exemple, si un corps repose sur le ventre pendant trois heures après la mort et qu'ensuite il soit mis sur le dos, une zone de lividité secondaire peut apparaître sur le dos pendant l'heure qui suit.

    Le Dr Noguchi et John Miner auraient pu envisager cette possibilité quand ils remarquèrent cette double lividité.

    On sait maintenant que Marilyn Monroe est morte vers 22 h 30 le samedi soir.

    Son corps a été retourné et placé sur le brancard par Guy et Don Hockett [des pompes funèbres] huit heures après la mort, soit quatre heures après la fin du processus d'installation de la lividité cadavérique.

    En conséquence, la légère lividité remarquée sur son dos n'a pu se produire qu'immédiatement après la mort, quand le corps est resté un temps sur le dos avant qu'on le place à plat ventre sur le lit.  

    Le rapport du Dr Noguchi signale deux contusions récentes sur le corps de Marilyn: «une petite ecchymose sur la fesse gauche et une autre à gauche sur la chute des reins».

    Pourtant, à en croire Lionel Grandison, d'autres bleus étaient visibles sur le corps de Marilyn, ignorés par le document officiel.

    «Quand un corps est amené à la morgue, explique Grandison, il est immédiatement inspecté par un assistant médical. A ce stade, tous les bleus, cicatrices, coupures et autres traumatismes sont indiqués sur une première fiche d'examen. Cette fiche est intégrée au dossier officiel.»

    Lionel Grandison déclare qu'il a vu cette fiche le matin du 5 août et qu'elle signalait les bleus sur la fesse indiqués dans le rapport d'autopsie, mais aussi d'autres bleus, sur les bras et à l'arrière des jambes. Selon Grandison, «la fiche de cet examen initial faisait partie du dossier qui disparut quand l'affaire prit de l'ampleur».

    Le fait que ces bleus évidents n'aient conduit à aucune interrogation, et que les plus petits ne furent même pas notés, constitue une omission troublante.

    Le Dr Noguchi admit, lors d'une interview, en 1982, qu'on aurait dû s'intéresser au gros bleu pourpre sur la fesse gauche.

    «Ce bleu, dit-il, n'a jamais été totalement expliqué. C'est un signe de violence.»

    Après l'examen externe, le Dr Noguchi passa à l'examen interne.

    Il ouvrit l'estomac, et John Miner et lui en ont examiné le contenu, à la recherche de traces des comprimés de Nembutal qu'elle aurait ingérés. Ils ont donc été surpris de trouver l'estomac totalement vide.

    «Il y avait dans l'estomac une petite quantité de liquide, se souvient John Miner, mais nous n'y avons détecté aucun signe qui aurait indiqué qu'il avait contenu une forte dose de médicaments ou de sédatifs.»  

    «Un prélèvement du contenu gastrique examiné sous microscope polarisant ne montre pas de cristaux réfringents», déclare le rapport d'examen.

    Selon le Dr Sidney S. Weinberg, ancien médecin légiste en chef du comté de Suffolk, New York, «la mort par ingestion d'une grande quantité de barbituriques est incompatible avec l'absence de cristaux réfringents dans le tube digestif. Sous microscope polarisant, on aurait pu déterminer la nature exacte du produit ayant entraîné la mort, car ces médicaments ont chacun leur forme cristallisée particulière».

    De plus, le Dr Weinberg et plusieurs autres médecins légistes de renom ont souligné qu'on appelle le Nembutal la «veste jaune» à cause du jaune de la gélatine qui entoure le produit actif. Si Marilyn Monroe avait avalé une cinquantaine de comprimés de Nembutal, comme on l'a dit, il y aurait eu des traces de teinture jaune dans le tube digestif, surtout dans un estomac vide.

    Le Dr Noguchi ne trouva aucune trace de teinture jaune.  

    Pour examiner l'intestin, le Dr Noguchi et Miner commencèrent par regarder le duodénum, la première section après l'estomac. Quand des comprimés ont séjourné un certain temps dans l'estomac, il arrive que des résidus passent dans le duodénum. «Je n'ai pas trouvé la moindre preuve visuelle de la présence de comprimés dans l'estomac ou l'intestin grêle, déclara le Dr Noguchi.

    Aucun résidu. Pas de cristaux réfringents.

    Et pourtant les flacons de comprimés vides montraient que Marilyn Monroe avait avalé de 40 à 50 comprimés de Nembutal et un grand nombre de comprimés d'hydrate de chloral.»  

    L'un des problèmes posés par l'examen ne fut donc pas tant ce que le Dr Noguchi et John Miner trouvèrent, mais ce qu'ils ne trouvèrent pas. 

    Autre facteur important lors de l'examen tant externe qu'interne: l'absence d' «odeur de poire». Les médecins légistes savent que les victimes d'une ingestion d'hydrate de chloral dégagent une forte odeur, dite «de poire». Ce n'est pas le cas lorsque la dose fatale d'hydrate de chloral a été injectée par voie intraveineuse et non ingérée par le tube digestif.  

     

      

    L'autopsie sur le corps avait duré cinq heures. On ramena ce qui restait de Marilyn Monroe dans le casier n° 33 de la morgue.

    C'est peu après 22 heures, ce dimanche soir, que le photographe de Life Leigh Wiener s'introduisit dans la morgue du comté.

    Moyennant une bouteille de whisky, l'employé de la morgue lui ouvrit le casier n° 33 et en tira le corps pour que Wiener prenne quelques photos. Il en prit plusieurs du cadavre, couvert et découvert.

    Ce fut la dernière séance de photos de Marilyn Monroe. 

     

     

     

    Sur le rapport officiel.... la mort a été signalée à 4 h 25  du matin....

    La version officielle : mort par overdose de barbituriques.

     

    Certains documents fortement censurés, noircis, confirme que le FBI maintient toujours à ce jour le secret sur certaines informations sur Marilyn Monroe et qu'il ne compte toujours pas divulguer au public. Si vous êtes fans, vous savez que la mort de marilyn remonte au 5 Août 1962.

    Les circonstances qui ont amenées a cette mort sont mystérieuses, mais il est sur pour moi que Marilyn ne s'est pas suicidée: elle avait trop de projets et s'était rendue compte qu'elle était le véritable maitre de son destin...c'est cela qui l'a tuée. Les documents qui pourraient éclaircir ce mystère restent à ce jour, comme vous le savez, classés secret défense.

      

     

     

     

      

      

    Par par Don Wolfe et (L'EXPRESS.fr), publié le 15/10/1998

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