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1930

 

 

 

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1930

 

 

 

Les années passées chez les Bolender furent des années de grande sécurité pour Norma Jeane.

 

Elle fut bien traitée et ne manqua jamais de rien, malgré les maigres ressources de cette famille adoptive. Il y avait même un vieux piano droit (Norma Jeane prendra des cours de piano quelques années plus tard sur ce piano), qui servait à accompagner les psaumes qu'Ida et ses amies de la communauté religieuse, venaient chanter à la maison.

 

Il y avait également des jouets, des livres et une petite chambre où

Gladys dormait lorsqu'elle venait passer le week-end avec elle.

 

Quand elle venait voir sa fille, Gladys l'emmenait se promener ou pique-niquer.

 

Elles prenaient le trolley de la Pacific Electric jusqu'à Sunset Beach

 

Elles faisaient de longues promenades, allant à Torrance visiter les verreries, à Redondo, Manhattan ou Hermosa et s'arrêtaient prendre une glace.

 

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Un des plus anciens souvenirs de Norma Jeane fut la St Mark's Plaza à Venice, un endroit où les touristes et les habitants de la ville faisaient leurs courses, créant ainsi une foule multicolore. Elle adorait aussi regarder les mimes, les jongleurs et les cracheurs de feu.

 

Quelquefois, elles prenaient le train miniature et s'arrêtaient à Windward; là, Gladys montrait à sa fille les endroits où les stars de cinéma comme Douglas Fairbanks, Mary Pickford ou Harold Lloyd passaient leurs week-ends.

 

 

 

  

  

  

Mais ces heureux moments se firent de plus en plus rares, Gladys venant à Hawthorn de moins en moins souvent.

 

Néanmoins, la fillette ne manquait de rien et était toujours bien habillée, car Gladys continuait de payer la pension.

 

 

 

 

Visiteuse occasionnelle, elle devint une ombre fugace dans la vie de Norma Jeane. Alors que les autres enfants savaient précisément qui était leur père ou leur mère, Norma Jeane était en pleine confusion.

Ida Bolender lui avait expliqué qu'elle n'était pas sa mère qu'elle devait l'appeler tante Ida.

 

La mère de Marilyn, Gladys Pearl Monroe, née le 24 mai 1900 au Mexique de parents américains, travaille comme monteuse dans l'industrie cinématographique.

Le 17 mai 1917, elle épouse John Newton « Jasper » Baker, dont Marilyn adoptera le patronyme en 1938.

Le couple a deux enfants : Robert Kermit « Jack » (né le 10 novembre 1917) et Berniece Inez Gladys (née le 30 juillet 1919).

Gladys connaît autant de liaisons sentimentales sans lendemain que de problèmes psychologiques et de santé.

Le 20 juin 1921, elle demande le divorce pour « cruauté et cruauté mentale » mais est accusée en retour de « comportement indécent et de luxure ». Le divorce est prononcé le 11 mai 1923, Gladys obtenant la garde de ses enfants. Mais incapable de s'en occuper, elle est contrainte de les laisser à leur père, qui s'est installé dans le Kentucky et remarié.

Robert meurt le 16 août 1933 à l'âge de 16 ans. Quant à Berniece, elle ne renouera avec sa mère qu'en 1939, alors que celle-ci est internée à l'hôpital Agnews State pour schizophrénie (c'est à cette occasion qu'elle apprendra l'existence de sa demi-sœur, Norma Jeane).

Voulant certainement bien faire, Ida Bolender n'avait peut-être pas l'art et la manière pour donner des explications rassurantes à une petite fille désorientée par les allées et venues de la femme dont on lui avait dit qu'elle était sa mère.

 

Les quelques visites de Gladys étaient pour Norma Jeane des moments de récréation, mais les véritables acteurs de sa vie étaient les Bolender.

 

 

Ils n'avaient aucun penchant pour la distraction et le plaisir, mais plutôt pour la morale, la religion et le devoir de piété.

 

Leur église était le pilier de leur vie et bien sûr, devenait celui des enfants qu'ils avaient en garde.

 

Ceux-ci allaient le dimanche au service et apprenaient à prier lors d'instruction qui leur était donnée un après-midi et un soir par semaine.

 

 

 

  

  

Comme beaucoup de gens débordant de bonnes intentions mais limités par une étroitesse d'esprit, les fidèles de l'Eglise unifiée de la Pentecôte, associaient la religion à une adhésion sans faille à un code strict de bonne conduite.

 

Malgré leur affection pour les enfants dont ils avaient la responsabilité, les choses devaient êtres claires et cadrées.

 

 

 

Dans ces années là (1920-1930) de nombreuses sectes évangéliques se mirent à proliférer.

 

Les Bolender étaient fascinés par une évangéliste charismatique nommée

Aimée Semple McPherson (qui avait baptisée Norma Jeane en 1926)

et ne manquaient aucun de ses sermons.

 

Danser, fumer, jouer aux cartes était considéré comme appartenant au mal, alors que la propreté, l'ordre et la discipline étaient considérés comme des preuves de vertu.

 

L'imagination, l'impertinence et les mauvaises manières étaient des péchés.

 

Les règles de la maisonnée (les heures des repas à heures fixes et les corvées ménagères) devaient être suivies à la lettre, afin de recevoir l'approbation d'Ida.

 

 

 

 

  

  

Cette vie contrastait avec la vie de Gladys et la philosophie des Bolender avait tout pour égarer Norma Jeane dans la construction de ses repères.

 

Les photos de cette époque montrent une petite fille très souriante ( , ). Mais, pensant que les compliments tenaient du péché et que la beauté pouvait s'avérer dangereuse, les Bolender ne lui disait pas qu'elle était une jolie petite fille.

 

 

 

Cette année là, Norma Jeane était toujours scolarisée à la Hawthorn Community Sunday School.

 

Son meilleur ami était un chien bâtard, nommé Tippy, qu'elle avait trouvé et ramené à la maison. Dans la mesure où elle s'en

 

occupait, les Bolender acceptèrent qu'elle garde le petit chien (,).

 

 

 

Sources

http://www.cursumperficio.net/1930.html

http://divinemarilyn.canalblog.com/archives/annee_1930/index.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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